Suivre le Grand Reliquaire 2008

 

Sommaire

Présence de la Châsse dans le Diocèse de Québec
Sainte-Thérèse attire tous les coeurs.        Homélie du recteur 5-09-2008
Vénération des reliques


Le départ du Reliquaire en novembre 2001.


Arrivée prévue du Grand Reliquaire 2008
le 23 septembre prochain.

Retour du Grand Reliquaire
au 
Sanctuaire de 
Ste-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus

Arrivée 

MARDI, le 23 septembre à 10h
Départ 
MERCREDI, le 1er octobre à 20h30.

Ce  jeudi 4 septembre

Entrée à Montréal du Recteur du Sanctuaire avec le Grand Reliquaire où il est convié à une conférence de presse. À suivre…

 

PRÉSENCE DE LA CHÂSSE 
DANS LE DIOCÈSE DE QUÉBEC
dans le cadre des fêtes religieuses 
du 400e anniversaire de la Ville de Québec

CATHÉDRALE NOTRE-DAME-DE-QUÉBEC
Arrivée 
SAMEDI, LE 20 SEPTEMBRE 9H
Départ 
SAMEDI, LE 20 SEPTEMBRE 18H.

BASILIQUE STE-ANNE-DE-BEAUPRÉ
Arrivée 
SAMEDI, LE 20 SEPTEMBRE 19h30
Départ 
LUNDI, LE 22 SEPTEMBRE 21H.

Sainte-Thérèse attire tous les coeurs.
Homélie prononcée par le recteur Réjean Lessard

Pèlerinage de St-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus
Québec / Terre-Neuve
 

Le 5 septembre 2008 
Carmel de Montréal
 

Avant de mourir, Thérèse disait : « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre ». Oui, « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre ». Mais d’où lui venait cette conviction profonde, cette certitude pour qu’elle puisse dire : « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre » ?  que le ciel serait pour elle une occasion de faire du bien sur la terre ?

Dès son plus jeune âge, ses parents basaient leur vie familiale sur le rythme de l’Amour pour Dieu. Dans la famille Martin, on prenait le temps de prier quotidiennement en famille. On y vivait l’Eucharistie tous les matins, on pratiquait l’adoration et, en temps de carême, on multipliait les sacrifices, mais surtout,  le souci des pauvres était toujours une priorité.
 

Les enfants Martin se préparaient sérieusement pour leurs premiers sacrements. Même que très jeune, Thérèse avait tellement hâte de faire sa première communion qu’elle dit à sa sœur Céline : « Quand on sera à l’église, je vais me faufiler parmi les autres pour aller chercher une hostie. Je suis assez grande. » Naturellement, Céline n’a pas voulu. À sa première communion, Thérèse dira dans son émerveillement : « Qu’il est doux ce premier baiser d’amour dans mon cœur. »  

Dès l’âge de 13 ans, elle ressent intensément l’appel du Carmel. Elle choisit donc le jour de la Pentecôte et le jardin aux Buissonnets pour demander à son père, Louis, la permission d’entrer au couvent. Toute sa vie s’oriente déjà vers Jésus. Après de multiples démarches auprès des responsables du couvent et de l’aumônier, elle ira jusqu’à Rome pour faire part de son désir au Pape. Plusieurs personnes essaient de la décourager. Mais Thérèse ne renonce pas et se laisse toujours séduire et saisir par la bonté de l’amour et de la miséricorde de Dieu.  

À quinze ans, elle entre finalement au Carmel. Elle devient ainsi l’épouse de Jésus et celui-ci devient sa première et unique préoccupation, « le numéro un » de sa vie. Le chemin qu’elle choisit est celui de la confiance, car «c’est la confiance qui mène à l’Amour. »  

Aimer avec Jésus, c’est se laisser transformer par l’amour dans notre vie, c’est-à-dire dans les petites choses du quotidien comme : le travail, l’oraison, la récréation, les repas, le lavoir, en somme dans tous les moments de la journée.

Ce sont ses différentes épreuves et la longue nuit de sa foi qui font que la veille de sa mort Thérèse peut dire en toute confiance : « Je vais passer mon ciel à faire du bien sur la terre. »

Je témoigne que, depuis le début de ce pèlerinage, la volonté de Thérèse à faire du bien sur terre se confirme. Permettez-moi de vous raconter ce que j’ai vécu dans les hangars d’Air Cargo à Paris et qui s’est reproduit dans les hangars d’Air Cargo à Montréal.  

Imaginez de grands entrepôts avec de la machinerie, des boîtes à emballer et à déballer, des bruits incessants, des ouvriers costauds se pressant pour faire leur travail. Nous sommes dans les locaux d’Air Cargo. Pourtant, que ce soit à Paris ou à Montréal, le même phénomène s’est produit. À notre arrivée, tous s’activent à transporter et à déplacer bruyamment des colis. Mais dès qu’on a retiré le caisson dans lequel était enfermé le Grand Reliquaire, on s’est rendu compte que Thérèse ne passe pas inaperçue. Quelque chose d’inattendue se produit. Le bruit cesse ! Voilà, on se serait cru dans un lieu mystique. Une église se construisait dans l’entrepôt. Les travailleurs laissent leurs occupations et approchent le reliquaire avec respect et douceur. Ils regardent. Plusieurs de ceux-ci viennent spontanément nous demander s’ils peuvent toucher. Ils se signent de la croix. Quelques uns le font rapidement, probablement gênés devant leurs collègues, et d’autres prennent le temps de le faire doucement. D’autres encore nous questionnent : « Qu’est-ce que je dois dire ? Qu’est-ce que je dois faire ? » Nous répondons : « Tu peux lui confier ce que tu portes dans ton cœur. Elle va t’écouter et elle va t’aider. » Ce qui nous unissait tous, c’est le signe de la croix, cette même croix que Thérèse a tant vénérée. Que ce soit à Paris ou à Montréal, tant que nous ne sommes pas sortis des entrepôts, le silence et le respect régnaient.  

Quelle grâce, mes sœurs, mes frères, nous avons vécue.  « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. »   Thérèse était bien là !  

Hier soir, avant le souper, je disais à mon équipe, « Vous êtes des prophètes, des missionnaires, vous êtes là pour accompagner par un regard, un sourire, une tendresse, une parole les différentes personnes qui viendront prendre quelques instants de prières, de réflexions auprès du grand Reliquaire. Ne sont-ils pas magnifiques ces moments de communion ? 

Nous passerons bientôt à Terre-Neuve où l’église terreneuvienne vit un passage difficile après les soubresauts des dernières années. L’église terreneuvienne a besoin d’un vent nouveau, d’un regain de vie et tous espèrent que le passage de Thérèse ravive la foi des terreneuviens.  

Chères Sœurs de Thérèse, nous avons besoin de vos prières, de vos oraisons, de vos célébrations tout au long de ce périple. Après, Terre-Neuve, nous revenons vers Québec. Le voyage de Thérèse se terminera par une neuvaine au Sanctuaire de Ste-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus de Beauport.

Comme chrétiens, nous avons besoin de nous sentir proche d’un saint, d’une sainte qui nous inspire comme modèle. Pour la première fois, nous pourrons, dans quelques semaines, nous appuyer sur un couple bienheureux. J’aimerais vous parler de Louis Martin et de Zélie Guérin, les parents de Thérèse. Ils seront les premiers à être béatifiés comme couple et non en tant qu’individus. L’évènement se tiendra le 19 octobre prochain, en la Basilique de Lisieux. Mais attention, Louis et Zélie ne seront pas béatifiés à cause de Thérèse. Non ! Ils seront béatifiés parce que la trame de leur vie, de leur enfance à leur mort, était basée sur une foi indéfectible envers Dieu. Même dans leurs grandes épreuves, ils ne se sont pas révoltés contre Dieu. Ils ont continué à chercher leur vocation et leur mission pour répondre à l’appel de Dieu. Ils étaient ensemble des témoins rayonnants de leur foi là où ils se trouvaient.  

Savez-vous que Louis a été refusé au Séminaire car il devait d’abord apprendre le latin.  Zélie, elle, voulait être religieuse, mais la Supérieure des Filles de la Charité lui dit que telle n’était pas la volonté de Dieu pour elle. Puis, Zélie et Martin se rencontrent et ne tardent pas à s’apprécier et à s’aimer. Ils ont eu neuf enfants dont quatre mouront jeunes. Zélie et Louis Martin progressent, marche par marche, dans la sainteté en traversant les étapes que rencontrent les couples modernes. Comme plusieurs, ils s'inquiètent pour leurs affaires, ils sont soucieux de l'éducation de leurs enfants et font face aux maladies contemporaines : le cancer pour Zélie et une maladie neuro-psychiatrique pour Louis. Cependant, ils continuent de répondre ensemble avec une foi inébranlable à l’appel de Dieu.  

BEATIFICATION
de Louis et Zélie Martin,
parents de sainte Thérèse

Dimanche 19 octobre 2008
à la Basilique de Lisieux

Pour être reconnu bienheureux, il faut, en plus d’une vie de foi, qu’il y ait eu un miracle reconnu comme étant l’intervention de la personne invoquée. Dans le cas de Louis et Zélie Martin, on leur attribut la guérison du petit Pietro Schilirò, né le 25 mai 2002. Dès  l’accouchement, il est transporté aux soins intensifs pour grave insuffisance respiratoire. Il est intubé, relié à un respirateur. Le 3 juin, les médecins le déclarent en grand danger de mort. Ses parents se confient à un Père carme. Celui-ci  propose aux parents de faire une neuvaine de prière à Louis et Zélie Martin, ce qu’ils acceptent en demandant à de nombreux parents et ami(e)s de se joindre à eux. Une image des parents Martin est accrochée au lit de Pietro.  

La famille et ses amis commencent une neuvaine. Les médecins notent des améliorations imprévisibles à tel point que le 29 juin, le jour de sa mort présumée, une amélioration sensible s’est déjà manifestée. Le 2 juillet, l’enfant est libéré du respirateur et le 27 juillet, il quitte l’hôpital. Il a alors trente-trois jours.  

De nombreux médecins conseillent aux parents de faire examiner le cas de leur fils par une commission d’Église. Après enquête auprès de nombreux témoins, dont sept médecins, l’Église reconnaît la guérison miraculeuse.  

Si vous rencontrez des personnes qui vivent un deuil d’enfant, recommandez-leur de prier Louis et Zélie Martin.

Je terminerai en vous parlant de Léonie, la sœur de Thérèse. Elle était en quelque sorte le mouton noir de la famille. La « pauvre Léonie » : c’est ainsi qu’on la désigne dans la famille Martin. Pauvre, si on la compare à ses sœurs dotées de dons spirituels, artistiques, intellectuels. Pauvre, car elle a eu un cheminement difficile !

Dès sa naissance, ses parents s’inquiètent en raison de sa frêle santé. Quand sa santé semble se stabiliser, elle manifeste un caractère difficile qui nuit à l’atmosphère familiale.

Grâce aux prières de sa tante religieuse, Léonie commence une transformation qui s’accélère après la mort de Zélie Martin.

De plus en plus de parents, qui ont de la difficulté avec un enfant, vont maintenant prier sur la tombe de Léonie pour lui demander de les aider et ceux-ci reçoivent son aide. Alors, si vous connaissez des parents, qui vivent des difficultés avec un enfant, parlez-leur de Léonie.

En ces temps où la famille est en difficulté… voici pour nous des modèles exceptionnels ayant répandu l’amour et la miséricorde de Dieu. Dieu nous attend tous à sa table.  

 

LES RELIQUES...À quoi ça sert?  


Les reliques, le Grand Reliquaire voilà qui nous fait penser à Thérèse. Chercher à comprendre Thérèse, c'est se mettre à l'écoute de la façon dont elle a vécu la foi. Sa vie est un témoignage, son message est éclairant, ses attitudes sont libérantes, son discernement est plein d'équilibre.  

En vénérant les reliques, le pèlerin ne vient pas seulement "se rappeler", il vient rencontrer Thérèse elle-même. Il dit vivre avec elle une expérience personnelle, unique, décisive souvent pour sa vie. D'une certaine manière le passé de Thérèse ne l'intéresse que parce qu'elle est là "dans le présent", dans l'aujourd'hui, et que cette présence figure ce que le pèlerin sera demain.  La passion de Thérèse est de faire aimer Jésus. L'actualité de Thérèse crée un espace qui nous met devant le sens de notre propre actualité : elle ouvre sur la présence du Ressuscité aujourd'hui.   

Thérèse ne peut être comprise 
           qu'en se mettant avec elle à l'école de Jésus.

Proposer le témoignage de Thérèse, les différentes étapes de sa vie, les questions, les découvertes, les sources, le sens qu'elle a donné à sa vie, c'est la proposition de la foi. Thérèse n'enseigne pas, ne développe pas des concepts ; elle vit une expérience spirituelle (elle n'en parle que pour répondre à des demandes qui lui sont imposées.)  Elle n'écrit pas pour avoir des disciples, mais elle pense que son chemin peut aider "beaucoup d'âmes" à trouver le leur. Le dernier texte qu'elle a écrit (au dos d'une image, le 25 août 1897) la résume: "Je ne puis craindre un Dieu qui s'est fait pour moi si petit… Je l'aime !... car Il n'est qu'Amour et Miséricorde!".

Quand on interroge les pèlerins, c'est le cœur de ce message qui les touche, quels que soient leur âge, leur culture, leur pays et même leur religion. "Dieu Amour" est à la base de tout, même lorsque "la nuit de la foi" peut envahir la conscience du croyant.  

Parler d'expérience spirituelle, c'est parler de vie "selon l'Esprit". Celui qui a agi dans la vie concrète de Thérèse, dans sa personne, Celui-là se donne à nous, quand nous nous ouvrons à Sa présence, en réponse à l'appel que provoque en nous la vénération des reliques. La rencontre de Thérèse nous rend possible, si nous le voulons, la rencontre de Celui qui a été l'Amour de sa vie.

Dans tout ce qui est organisé autour des reliques, la liturgie est un temps fort, centré sur les sacrements de l'Église du Christ, avec la Parole de Dieu. Elle produit dans le cœur ce que Paul appelle les signes de l'Esprit : paix, joie, réconfort, réconciliation, capacité de porter l'épreuve".

Dans les différents pays où sont passées les reliques, il y a un même constat : les mouvements de conversion, c'est-à-dire dépassement de ce qu'on est, de ce qu'on pense, de ce qu'on vit, vers une confiance, non plus fondée sur la seule raison humaine, mais sur ce en quoi la raison se fonde (le sens donné par la foi à notre véritable aventure humaine). C'est l'ouverture à une expérience personnelle de la transcendance (hors des seules possibilités humaines), qui surgit dans le concret de l'existence : le Ressuscité, qui a été au cœur de la vie de Thérèse, est au cœur de la vie du croyant. Les lieux de pèlerinage sont souvent les catalyseurs qui permettent cette expérience.   

La rencontre de Thérèse nous rend possible, 
                    si nous le voulons,
 
la rencontre de Celui qui a été l'Amour de sa vie.  

TIRÉ DE http://therese-de-lisieux.cef.fr/fr/reliques005.htm  

 

Page précédente